Témoignages

Lettres et portraits …


Cette page a pu être réalisée, pour ce qui concerne l'ascendance côté Picat et Baboin, grâce aux nombreuses lettres et photos retrouvées à Saint-Marcelin par Agnès Denjoy et son précieux travail de compilation. S'il existait d'autres lettres du côté Michalon, je serais heureux d'en avoir connaissance.
Ces lettres sont des témoignages de la richesse intellectuelle et sentimentale de nos aïeux et de leurs profondes attaches familiales.


- Lettre d'Henri Picat à son Oncle Rivière, depuis Constantinople (vers 1884).
Alors jeune officier, il est envoyé dans différentes régions d'Europe, en Grèce et en Turquie. Il écrit une lettre à son oncle Joseph Rivière mari de Victorine Baboin, sœur de sa mère.


- « Nous voilà rentrés de ce triste, triste, triste voyage »(1918)
Lettre d'Henri Picat (le général) à sa femme, le 4 juillet 1918, sans doute en revenant de la reconnaissance du corps d'Henri son fils ainé après qu'une batterie allemande eut descendu l'avion dans lequel il se trouvait. Ce décès arrive deux années après la mort de Maurice, son fils cadet. Il a donc perdu ses deux seuls fils au cours de cette guerre, un coup de sabre dans le bonheur de cette famille si heureuse et si unie.


- Lettres de Marcelle Picat (future Marcelle Rœderer) notre grand-mère (Bonne Maman) à son père, Henri Picat (le général).


- Lettre d'Ennemond Allizon à sa nièce Joséphine Baboin, datée du 3 octobre 1858, depuis Jackson comté d’Amador en Californie

Joséphine Baboin (quelques décennies plus tard sur la photo) est la mère d'Henri Picat, notre arrière-grand-père, et la tante d'Anna Baboin (notre arrière-grand-mère), future femme d'Henri Picat, son cousin germain.
Ennemond Allizon et le frère de la mère de Joséphine, Aglaë Baboin née Allizon. Nous descendons doublement des Allizon par Henri Picat et Anna Baboin, puisqu'ils étaient cousins germains.
A noter que Marie-Louise Bonnemain (tante Zize), née Robin, descend aussi de Jacques Alexandre Allizon et Alexandrine Grill. C'est donc une cousine éloignée (ou tante éloignée) de bonne-maman (ce que nous savions déjà, mais sans le détail). Le fameux Robin dont il parle dans la lettre est le mari d'une de ses sœurs, et le grand-père de tante Zize.
Il est intéressant aussi de savoir que le mari de tante Zize, Alype Bonnemain, que nous appelions « oncle Ali », est aussi son cousin éloigné et donc aussi le nôtre, puisqu'il descend de Pierre-Nicolas Bonnemain, mari de Victoire Gril, sœur de Joseph Ennemon (ou Edemon) un de nos ancêtres.

- Testament d'Artur Enfantin,
mari d'Anaïs Baboin, tante de notre arrière-grand-mère Anna Baboin et dont il semble avoir été le tuteur, tout au moins pendant un certain nombre d'années, Anna ayant perdu ses deux parents (Romain Baboin et Euphémie Marcland) à l'âge de 3 et 4 ans.
Arthur Enfantin est le fils de Proper Enfantin (le père Enfantin) chef de file des saint-simoniens. Notre grand-mère (bonne-maman), dont la mère (Anna Baboin ou mémé Picat) aurait hérité des documents saint-simoniens, les a, semble-t-il, donnés à la bibliothèque municipale de Lyon où ils sont consultables.

Le testament en lui-même ne présente pas d'intérêt particulier si ce n'est la fin en deuxième page où Arthur exprime ses sentiment personnels, aussi bien politiques que religieux, et où l'on retrouve l'esprit saint-simonien qu'il a de toute évidence hérité de son père.

- Lettre de Paul Michalon à Fernand Rude, pour lui demander de rendre les documents sur les saint-simoniens qui lui avaient été prêtés par bonne maman (Marcelle Picat). La copie de cette lettre m'a été envoyée par Yvan Chauvire un descendant de la sœur de Prosper Enfantin et qui a consulté le dossier sur Enfantin à la BM de Lyon et y a trouvé cette lettre de grand-père.
Cette lettre est datée du 11 août 1960 et grand-père aurait donc rendu visite à bon-papa et bonne-maman quelque temps auparavant. Je me demande si la fameuse photo où grand-père et bon-papa sont en train de discuter sur la terrasse des Ouillères à Saint-Marcelin ne date pas de cette visite.



- Lettre de Brenier de Montmorand à Henri Picat (père) notaire à Saint Marcelin (mai 1883)
Il ne faut pas oublié qu'il y a trois générations d'Henri Picat : le père du général (photo ci-contre), le général (notre arrière-grand-père) et son fils ainé tué en 1918. Il s'agit donc ici du père du général, notaire à Saint-Marcelin et maire de 1871 à 1883, qui est le destinataire de la lettre et le deuxième Henri, frère de Victor, est le futur général.

Edmond Antoine Maxime (l'ordre diffère selon les documents) Brenier Vicomte de Montmorand est le fils d'Antoine-François Brenier de Montmorand, général français de la Révolution et de l’Empire, baron de l'Empire, né et mort à Saint-Marcelin et qui a son nom gravé sous l'arc de triomphe. Il a été fait vicomte par Louis XVIII (titre héréditaire).
Le Brenier de Montmorand auteur de la lettre parle d'un certain Maxime. Or, Maxime de Montmorant, un ami d'enfance d'Henri (le général) et de Victor, est signalé comme ayant fait un discours devant la tombe de ce pauvre Victor, avocat puis notaire, mort de la tuberculose en octobre 1883, soit 5 mois après cette lettre. Dans un futur envoi, je mettrai ce texte qui relate la cérémonie des obsèques de Victor Picat et le discours de Maxime Brenier de Montmorant.

D'après mes recherches, le général Antoine-François Brenier de Monmorant a effectivement eu un fils nommé Antoine-Maxime-Edmond de Montmorand né en 1813 (ce qui correspond avec l'âge de 70 ans en 1883), ministre plénipotentiaire, décédé en 1894, lui aussi vicomte (le premier fils de François étant décédé à l'âge de 25 donc sans descendance). Antoine Edmond s'est marié deux fois et du deuxième mariage à eu un fils et une fille qui à épousé un Thibaudier. Il a été maire de Saint-Marcelin de 1883 à 1885.
Le fil, Maxime, qui a épousé, en 1888, Mlle de Miramon, est le fameux Maxime de la lettre et celui qui a fait le discours devant la tombe de Victor.
(Source : Dictionnaire des familles françaises, pages 22 et 23 ; et le site geneanet)
Maxime pourrait être Antoine François Jules Henri Maxime Brenier de Montmorand (Bachelier, diplômé et breveté, dispensé des examens en vertu de l'article 56 de la loi du 27 juillet 1872)(journal de Vienne du 19 octobre 1879).

Pour la petite histoire lire aussi l'historique du château du Perron où l'on retrouve les noms de Brenier de Montmorant et de Picat père (notaire à St Marcelin).
Brenier de Montmorant était propriétaire du château du Perron, à Saint-Sauveur. Il était naturel que son ami Henri Picat, notaire à Saint-Marcelin, fût chargé de la vente du Château (que le département de l’Isère acquit pour la somme de 64100 francs.)

- Discours de Maxime Brenier de Montmorand sur la tombe de Victor Picat
Victor Picat était le frère ainé d'Henri Picat fils (le futur général, notre arrière-grand-père). Il a exercé la profession d'avocat puis de notaire, comme son père, avant de décédé en octobre 1883 de la tuberculose. Le député de l'Isère à l'époque, Mathias Saint-Romme (né à Vienne en 1844, avocat et conseiller municipal à St Marcelin) prononça un discours au cimetière, ainsi que Maxime Brenier de Montmorand, un ami d'enfance des deux frères.

- Autre lettre de Brenier de Montmorand à Henri Picat (père), datée du 15 avril 1875, envoyée depuis Santiago du Chili
Dans cette lettre il parle de sa fille Nathalie qui par la suite s'est mariée avec César (Jules "César" Claude) Thibaudier d'où descendent les Louis Seguin (Madeleine Thibaudier), les Grison, Raynaud de Prigny et consort. Je pense qu'ils seraient intéressés par cette lettre. On peut se demander si le fameux jeune homme, qu'il décrit dans cette lettre, est César Thibaudier ou un autre prétendant malheureux.

- Encore une lettre de Brenier de Montmorand, avec son humour décapant, adressée à Joséphine Picat, femme d'Henri Picat père, datée du 3 octobre 1885
 Lettre adressée à Joséphine Picat (née Baboin) femme d'Henri Picat père, mère d'Henri le général et tante d'Anna Baboin. Henri père étant notaire à Saint-Marcelin, le Barborier, dont il est question dans la lettre, devait être un employé ou un associé.